Les bienfaits des injections de PRP

Le PRP, une révélation
Je suis docteur en médecine depuis 1998 ; je me suis spécialisé en tant que médecin biologiste, établi à Beaucaire depuis vingt-cinq ans et à Saint-Rémy-de-Provence. Je possédais donc toutes les compétences et l’expérience de mon métier lorsque, au début de l’année 2021, j’ai suivi en Allemagne une formation dispensée par le docteur Bioulac. Il présentait différentes disciplines de médecine innovantes, et en particulier l’usage du Plasma Riche en Plaquettes, ou PRP, que j’ai découvert à cette occasion.
Chirurgien de son état, Bruno Bioulac a créé un centre de PRP à Freudenstadt, orienté sur l’orthopédie. Immédiatement très intéressé par la formation initiale, j’ai décidé de m’inscrire à un stage complémentaire en PRP. Je voulais vraiment me spécialiser dans cette technique, en vue d’obtenir le diplôme nécessaire à cette pratique, très en vogue aux États-Unis et dans plusieurs autres pays.
Car j’ai instantanément imaginé l’évolution de mon métier de « soignant ». En biologie, je réalise une prise de sang, je rends une analyse et un résultat, mais je ne soigne pas vraiment. En m’engageant dans le domaine de l’usage du PRP, je traite des problèmes, je m’exprime dans un rôle thérapeutique… tout en ne participant pas à une éventuelle pénurie de médecins biologistes.
En d’autres termes, cette activité PRP ne se fait pas au détriment de ma patientèle : les laboratoires d’analyses existent et continuent leur expansion, selon d’autres méthodes réclamant moins de travail humain, mais encore plus efficaces.
J’ai donc décidé de m’investir dans cette discipline « PRP », une après-midi par semaine, ne modifiant en rien la qualité de service que je propose en tant que médecin biologiste et complètement cohérente avec celle-ci. Installé initialement à Arles, puis à Maillane depuis 2023, à côté de Saint-Rémy-de-Provence, entre Avignon et les Baux-de-Provence, je continue à « faire de la biologie », mais avec un résultat concret en aval.
Le PRP, comment ça marche ?
Notre organisme est composé à 70 % de tissus conjonctifs. Nombre de nos pathologies les affectent ; nombre de maladies inflammatoires ou immunitaires sont à la base de leurs dysfonctionnements. Y compris des maladies articulaires, car l’articulation est un tissu conjonctif. Les os, le derme, sont des tissus conjonctifs. Les uns sont durs par l’action des ostéoblastes produisant du calcium, les autres sont élastiques par l’effet des fibroblastes.
Pouvoir agir sur eux permet donc de traiter certaines pathologies. En tant que biologiste, j’ai rapidement été séduit par cette méthode PRP permettant de soigner les gens différemment. De par mon métier, je connaissais la physiologie des plaquettes sanguines, mais je n’avais jamais réalisé que l’on pouvait utiliser leurs propriétés intrinsèques pour agir sur les tissus conjonctifs.
Concrètement, je réalise une prise de sang au patient et je procède immédiatement à la centrifugation du sang afin de concentrer les plaquettes sanguines dans le plasma. Le plasma ainsi enrichi en plaquettes est ensuite injecté dans la zone à traiter. C’est ce que l’on nomme une injection autologue.
Je me sens tout à fait à l’aise dans ma pratique PRP : concrètement, traverser une peau avec une aiguille pour effectuer un petit prélèvement sanguin, c’est ce je fais tous les jours. Il y a donc une compatibilité, une logique dans les actes que je prodigue.
En injectant et en concentrant les plaquettes sur des zones précises de ces tissus, on active les mécanismes physiologiques de régénération tissulaire. Une approche somme toute intéressante, mais surtout logique, non invasive et non médicamenteuse, basée sur une physiologie propre à l’organisme, en un mot « naturelle ».
Le PRP n’est pas « douloureux » à proprement parler. Comme pour toute injection superficielle, le corps génère une petite inflammation, naturelle, nécessitant un peu de repos, mais le soulagement survient rapidement.
Bienfaits du PRP et résultats concrets en rhumatologie
« Je souffrais d’arthrose du genou depuis six ans, que je traitais avec des injections d’acide hyaluronique, deux fois par an » explique le Dr Jean Deflaux, 67 ans, pratiquant la médecine esthétique. « L’acide hyaluronique, c’était le traitement classique, puisqu’il n’y a pas de possibilité d’infiltrations dans ce cas-là. Je ressentais quelques résultats positifs, mais rien à voir avec le soulagement ressenti avec le PRP.
Un soulagement, sans effet secondaire… Car les infiltrations de cortisone, par exemple, qui traitent également la douleur de l’arthrose, ont des effets négatifs sur la santé, comme la décalcification. Pareillement, au niveau des tendons, elles stoppent l’inflammation, phénomène de défense censé activer la régénération et la douleur ressurgit.
On ne peut donc pas en abuser. Le PRP, outre l’effet positif sur la douleur, réhydrate le cartilage et a des propriétés anti-inflammatoires, sans les problèmes induits par la cortisone.
En termes d’efficacité, l’effet du PRP s’est rapidement fait sentir dès la première et unique séance avec le Dr Widemann : je n’avais plus du tout mal au genou. Aujourd’hui, quatre mois plus tard, la douleur n’est pas réapparue. »
« Alors, bien entendu, l’arthrose évolue dans le temps et s’aggrave avec l’âge et je ne ferai pas exception à la règle. Mais actuellement, suite au traitement PRP, je n’ai plus mal du tout. Ça va très bien, et j’espère que ça va durer le plus longtemps possible, sans intervention chirurgicale. Mais si la douleur revient, je referai une séance, sans hésitation.
En revanche, je ne sais pas s’il y a eu une amélioration sur mes cartilages, une reconstitution de quelque chose. Pour cela, il faudrait faire des IRM, dans un but de recherche. Or, le PRP n’est pas un « produit », vendu par un laboratoire. Par conséquent, peu de gens se consacrent à la recherche dans ce domaine, car, qui dit « recherche », dit « budget ». Il semblerait cependant qu’on ait trouvé un gel qui reconstitue le cartilage, mais pour l’instant, il n’est pas commercialisé.
En l’état actuel, j’adresse moi-même certains clients au Dr Widemann. Une personne, par exemple, qui vient me voir pour faire de la mésothérapie rhumatologique. Je pense que le PRP lui conviendra très bien. J’y crois beaucoup ! »
Vers une possible régénération tissulaire par des injections de PRP ?
Si l’efficacité du PRP n’est plus à prouver en rhumatologie, il m’est arrivé de traiter une patiente qui présentait des problèmes vasculaires au niveau du périnée, assortis de complications très douloureuses et invalidantes. Dans le cas de Sophie, plusieurs séances ont été nécessaires.
« J’ai 46 ans. Travaillant depuis une vingtaine d’années dans le domaine bancaire, j’ai soudainement été touchée par la maladie et j’ai subi une longue errance médicale. Pour m’en sortir, j’ai développé ma propre expertise paramédicale dans la prise en charge des pathologies du bassin, plus particulièrement pelvi-périnéales et j’ai pu venir à bout de mes souffrances.
Malheureusement, les douleurs se manifestent à nouveau et je suis opérée pour un syndrome de congestion pelvienne à deux reprises, fin 2023 et début 2024.
Je ressors laminée de cette deuxième intervention chirurgicale et je vis ce que j’appelle un « enfer post-opératoire ». Deux mois plus tard, par suite probable d’une intolérance au solvant contenu dans les colles utilisées en chirurgie, je suis impactée au niveau lombo-sacré et je développe de nombreuses fibroses. Je ne marche plus, je ne tiens plus debout, je ne m’assieds plus, je perds quinze kilos et je frôle la mort. Alors que je souffre de douleurs innombrables, et que je songe à en finir, le corps médical m’abandonne complètement, à une exception notable : un médecin suppose que la plupart de mes fascias, muscles, tendons et ligaments ont été impactés par le produit.
Je me suis donc renseignée sur les technologies existantes, y compris les plus innovantes, et j’ai choisi d’essayer un protocole de PRP pour régénérer mes tissus, possiblement abîmés à la suite de cette opération.
C’est dans ces conditions que j’ai fait la connaissance du docteur Widemann, qui m’a écoutée attentivement, et a fait preuve à mon endroit d’une humanité, d’une bienveillance et d’une empathie hors pair. J’ai ressenti qu’il avait réellement envie de m’aider, et d’essayer ce protocole PRP sur mon cas. Dans mon périple pluriannuel à travers la maladie et la souffrance, c’était la première fois que je rencontrai quelqu’un qui souhaitait faire quelque chose pour moi ! Sans compter que je n’avais plus rien à perdre, puisque je tenais à peine debout et que je ne m’essayais plus.
Nous avons dont fait quatre séances d’injection PRP au niveau lombo-sacré, autour des vertèbres et dans le périnée. J’ai immédiatement été rassurée par les compétences professionnelles du Dr Widemann, qui a l’habitude de « piquer » ses patients, et le déroulement relativement rapide du procédé. Et effectivement, cela a véritablement assoupli mes tissus et amoindri grandement mes souffrances. Je ne peux en être sûre, mais je pense intimement que le processus de régénération est en cours, et une chose est certaine : ce traitement PRP m’a littéralement sauvé la vie.
Je suis désormais convaincue des bienfaits du PRP. En matière de douleurs post-opératoires, en complément bien évidemment d’une prise en charge traditionnelle, il faut vraiment aller vers des techniques de régénération douces, biologiques et métaboliques et le PRP en fait partie. Et j’essaie de mettre au point mon propre protocole pour pouvoir le partager ensuite avec le plus grand nombre.
Le PRP, quel périmètre thérapeutique ?
Problèmes articulaires, rhumatologiques et tendineux chroniques, arthrose ou pathologies entraînant des répercussions psychologiques, par exemple un patient, envoyé par un médecin, présentant un problème d’acné extrême ou une perte de cheveux brutale, le périmètre d’usage du PRP est vaste.
À ce titre, il est important de signaler qu’un usage à destination purement esthétique du PRP, tel le Vampire Lift, n’est pas autorisé en France, au contraire de nombreux autres pays.
Mais le champ d’intervention privilégié du PRP demeure la rhumatologie, reconnu depuis trente ans, et présentant des résultats chez des patients très exigeants, à l’instar des sportifs. Ces derniers sont, certes, avide d’anti-douleurs, mais surtout de régénération rapide des tissus pour pouvoir à nouveau performer.
Le traitement PRP, un avenir prometteur
Les témoignages de Sophie et Jean sont révélateurs. Je suis sûr que les applications du PRP vont s’élargir à des domaines encore inconnus. Aujourd’hui, des tests sont menés en Allemagne sur du tissu neurologique. Pour la science actuelle, en matière de neurologie, toute atteinte est définitive. Or, un patient paralysé et muet à la suite d’un AVC survenu il y a plusieurs années, a reçu des injections de PRP dans la colonne vertébrale. Petit à petit, certaines structures se sont reconstituées, il marche et parle à nouveau.
Mon propre père présentait une maladie hématologique, son taux de plaquettes sanguines baissait inexorablement, jusqu’à provoquer une hémorragie de la rate, une affection au pronostic vital très réduit. Pendant des semaines, il a reçu des plaquettes, et a réussi à sortir de l’hôpital et à vivre plusieurs mois en bonne santé, avec une mémoire soudainement ravivées. Est-ce qu’il y a eu un lien entre ces injections et son rajeunissement neurologique ? Il n’y a pas de certitude, pas d’étude en cours, mais la question mérite d’être posée.
Le PRP, un soin personnalisé
Avec le PRP, nous sommes dans un domaine innovant. Il faut être à l’écoute des besoins de nos patients, prendre le temps de les comprendre pour leur proposer une solution personnalisée. Nous ne sommes pas dans l’industriel et le profit, mais dans le soin, avec toutes les compétences requises en matière de prélèvement et d’injection.
Évidemment, on peut se faire traiter selon le protocole PRP dans un centre spécialisé, au sein d’une grande ville. Mais j’ai volontairement choisi d’exercer au sein d’une structure de taille modeste, à l’organisation plus souple. Avignon, Saint-Rémy-de-Provence, Châteaurenard, Les Angles, Villeneuve-lès-Avignon, Eyragues, Noves, Tarascon, Beaucaire, Arles, les bienfaits du PRP sont désormais facilement accessibles depuis l’ensemble des Alpilles et du Vaucluse.
De plus, en tant que médecin biologiste, je m’applique à analyser mon patient, à tous les sens du terme, avant de tenter le moindre soin. C’est pratique pour lui, la prestation est complète, tout est réalisé au même endroit !